MONUMENT AUX MORTS – Ministre Boga Doudou Émile

Le samedi 17 janvier 2015, le ministre Albert Mabri, s’est rendu dans l’une des localités de Lakota, précisément à Zikisso, dans la sous-préfecture de Gagoré.

La visite du ministre s’inscrivait dans le cadre la cérémonie d’installation de la première sage-femme de la Sous-Préfecture de Gagoré
Le ministre a bénéficié de la tradition Dida qui exige que tout étranger soit bien reçu.
Ils sont donc venus de partout de toutes les zones environnantes de la sous-préfecture, pour montrer leur bonne foi au ministre Mabri.

Le ministre a profité de la tribune pour prononcer son discours politique. Il aura parlé du rassemblement, à la cohésion sociale et à la réconciliation. Et comme cela est de tradition, le ministre annoncera qu’il est mis en mission par le président Ouattara pour voir afin qu’il puisse y réaliser les projets du développement. Il citer la route, de l’eau potable, centres de Santé etc.

Les Dida venus de Diégonéfla, Zikisso, Nébo et Djidji, avaient parlé au ministre, par la voix de leur fils Monsieur Georges Bolly, exprimant leurs doléances. Aussi, ont-ils exprimé leur profonde douleur à la faveur des multiples conséquences la guerre. Et les Dida s’étonnent que la guerre ne finit pas, et que leurs enfants soient encore détenus dans les prisons où nombreux sont déjà morts. Ils n’ont pas manqué de déplorer et de condamner la récente arrestation de leur fils Moïse LIDA Kouassi. « Nous sommes heureux de vous recevoir selon notre tradition de peuple hospitalier. Et nous vous aurions davantage bien accueilli, si vous étiez accompagné de nos fils, dont LIDA Kouassi » avait lancé un notable, à l’adresse du ministre Mabri.

Les dida se sont interrogés à la suite du discours du ministre Mabri, parlant de la réconciliation et de la cohésion sociale. Pour les dida, le ministre aurait été un vrai homme de la réconciliation, si LIDA Kouassi faisait partie de sa délégation. Et s’il leur annonçait encore la libération de leurs fils qui croupissent dans les prisons. « Pourquoi est-ce que nos fils ne seraient-ils pas de la cohabitation ? Nous sommes un peule qui ne sait pas trahir. Car c’est bien nous le peuple qui a vu naître la Côte d’ivoire »
Malgré tout, le Ministre a eu tous les honneurs dignes de son rang, en pays dida. Mais le peuple a encore pleuré ses fils, victimes de la guerre.

Le ministre Albert Mabri saura-t-il exactement traduire la douleur du peuple dida au président Ouattara ?

DOUYO LA WELI, depuis Zikisso, pour AFRICA LEADERS TV